La vigne est exposée à des risques importants de dégâts et pertes de rendement dues aux bioagresseurs, notamment les maladies fongiques. Or ces risques sont largement pilotés par le climat. Dans l’objectif de réduire l’impact environnemental de la viticulture, et notamment les quantités de produits phytosanitaires utilisés, il est nécessaire de disposer d’outils pour quantifier et comprendre l’évolution des risques phytosanitaires, notamment liée au changement climatique. C’est grâce à de tels outils qu’on pourra envisager de construire des stratégies durables de protection phytosanitaires de la vigne économes en produits phytosanitaires.

Le projet scientifique dans lequel s’inscrit ce stage a pour objet de construire et évaluer des indicateurs pour caractériser l’évolution, sur des périodes de temps longues, des risques biotiques liés aux maladies et ravageurs de la vigne, avec l’hypothèse que cette évolution est largement -mais pas seulement- liée aux changements du climat. Les évolutions techniques, réglementaires, et le matériel végétal par exemple contribuent aussi largement à ces évolutions. Dans des travaux précédents, nous avons analysé les indications des Avertissements Agricoles et Bulletins de Santé du Végétal et leurs évolutions sur plusieurs décennies passées.

Nous souhaitons maintenant tester la faisabilité d’outils de type indicateurs ou modèles basés sur des paramètres climatiques pour quantifier les évolutions probables des risques maladies pour mieux faire évoluer les stratégies de protection phytosanitaires de la vigne.

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