La sélection de nouvelles variétés est l’un des leviers pour maintenir la pérennité des vignobles dans un contexte de changement climatique.

Ceci implique l’identification de génotypes plus économes en eau. Cependant, réduire la consommation d’eau est souvent associé à une diminution de la production de biomasse en raison du couplage physiologique entre transpiration et photosynthèse. Malgré tout, il semble possible de découpler en partie ces deux processus, notamment en explorant une large gamme de variabilité génétique pour laquelle les équilibres globaux entre fonctionnement carboné et hydrique peuvent être affectés, permettant ainsi d’optimiser les réponses des vignes au déficit hydrique du sol.

C’est le travail qu’a réalisé Eva Coindre, finaliste du prix doctoral 2026 de la chaire d’entreprises vigne et vin. Elle a étudié un panel de diversité composé de 279 variétés de Vitis vinifera, la vigne cultivée. Ce panel a été conduit dans une expérience en serre avec trois traitements hydriques (de bien irrigué à déficit hydrique sévère) et dans une expérience au champ. Le fonctionnement hydrique et carboné de près de 2500 plantes a été étudié.